Matière Noire

Et si la matière noire n’était pas une substance mais une information ? Une structure imperceptible à nos yeux et à nos instruments, pourtant essentielle à l’équilibre de l’univers, comme les bits façonnent nos réalités numériques.

Cette réflexion traverse Matière Noire, que Roderick Hendrick développe pour ■ 30.5 ■, traquant les empreintes de l’invisible à travers des compositions d’une précision méthodique.

Issu du design et de l’architecture, il construit un langage visuel à la croisée de l’abstraction et de la structure graphique. À l’encre et aux feutres, il agence des formes imbriquées avec une exactitude quasi mathématique. La superposition des structures et l’alternance entre pleins et vides instaurent une tension visuelle, un équilibre subtil où l’ordre laisse place au mystère.

Plus qu’une représentation, il propose une lecture. Ses compositions captent une logique cachée, une trame sous-jacente qui oscille entre perception et abstraction, entre matérialité et code invisible.