Akiren

À première vue, ses dessins semblent faits de simples 1 et 0. Mais derrière cette contrainte minimale, Akiren construit un langage visuel singulier, entre abstraction et obsession. Entretien avec un artiste qui compose avec le binaire.

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  1. Pourquoi avoir choisi de ne travailler qu’avec les chiffres 1 et 0 ?
  2. Est-ce que tu considères ton travail comme une forme de langage ou de code ?
  3. Est-ce que tes œuvres peuvent être lues comme des messages ou sont-elles purement visuelles ?
  4. Tu te vois comme un artiste ou comme un programmeur visuel ?
  5. Est-ce que tu limites volontairement tes outils ou ton support (stylo, format, noir et blanc, etc.) pour aller plus loin dans cette contrainte binaire ?
  1. Le 1 et le 0 sont à la base de l’informatique, mais ils ont aussi une portée symbolique (présence/absence, plein/vide, lumière/ombre). Est-ce que ça compte pour toi ?
  2. Est-ce que tu vois ton travail comme une forme de méditation ou de rituel ?
  3. Est-ce que le 1 et le 0 sont pour toi des formes ou des idées ?
  1. Tu improvises ou tu suis une structure logique, mathématique, voire algorithmique ?
  2. Comment décides-tu où placer un 1 ou un 0 dans une composition ?
  3. Est-ce que tu utilises des outils numériques dans ton processus, ou tout est fait à la main ?
  4. Quelle place occupe la répétition dans ton travail ? Tu cherches l’épuisement, la saturation, ou au contraire la rigueur d’un système ?
  1. Comment les gens réagissent à ton travail ? Est-ce qu’on comprend spontanément que c’est du binaire ?
  2. Est-ce que ça t’intéresse que les gens puissent « lire » ou « traduire » tes œuvres en code informatique ?
  3. Est-ce que tu caches parfois des messages dans tes dessins que seul un codeur pourrait repérer ?
  1. Est-ce que tu te sens proche d’un courant artistique particulier (op art, art conceptuel, minimalisme, etc.) ?
  2. Tu te verrais évoluer vers autre chose ou les 1 et 0 sont une contrainte que tu veux garder coûte que coûte ?
  3. Est-ce que tu as déjà pensé à collaborer avec des développeurs, des IA, ou des systèmes génératifs ?
  4. Ton travail s’inscrit-il dans une critique ou une fascination pour le numérique ?
  5. Est-ce que tu ressens un lien entre ton travail et des questions plus larges : la donnée, l’information, l’existence réduite à des choix binaires ?